A la recherche des guépards du Zimbabwe

Espèce concernée: Guépard (Acinonyx jubatus)

Vulnérable (UICN 2008).

Localisation: Zimbabwe

Communautés humaines partenaires: Villageois, éleveurs, industrie touristique, l’Autorité des Parcs et de la gestion de la faune du Zimbabwe (ZPMWA).

Principal objectif: Participer à la conservation du guépard au Zimbabwe en développant les outils de recherche, d’éducation, et de renforcement des capacités locales.

Carte de répartition des populations de guépard dans le monde (orange : populations résidentes ; rouge : population probablement éteinte). Source UICN 2013.

Sciences participatives pour le suivi des guépards du  Zimbabwe

Les sciences participatives se définissent comme la participation volontaire du grand public (citoyens scientifiques)  à des projets de recherche, sous la direction de scientifiques. En ce qui concerne la recherche sur les guépards, les sciences participatives consistent surtout à récupérer des signalements ou photographies auprès des touristes, guides de safari, rangers etc… Cette démarche constitue un moyen efficace et économique de collecter de la donnée pour le suivi sur le long terme et à grande échelle des populations. Par ailleurs, elle représente également un moyen important de sensibilisation et d’éduction.

Depuis ses débuts en 2012, le projet de conservation  des guépards au Zimbabwe (CCPZ) a impliqué les citoyens scientifiques volontaires  dans la collecte de photos et observations de guépards. CCPZ mobilise les citoyens à travers la mise à disposition de fiches d’observation à l’entrée des parcs, de  posters, stickers, flyers, posts sur les réseaux sociaux, un site web sur lequel les observations peuvent être déclarées, ainsi que des publications dans les médias. Chaque année environ 300 observations sont envoyées au CCPZ et plus de 1000 photos. La répartition unique des tâches de chaque guépard en fait une véritable carte d’identité, qui permet de les identifier sur les photos. Actuellement, CCPZ a identifié 104 guépards dans sa base de données.

Les observations et les photos permettent de suivre la population de guépards au Zimbabwe et fournissent des informations sur la démographie et les comportements, qui peuvent être utilisées afin d’évaluer la taille des populations et leur santé. Les informations collectées permettent également de renseigner des cartes locales, nationales et internationales de distribution de l’espèce ainsi que ses mouvements.

 

HISA aide donc CCPZ au financement du maintien de ce programme de suivi via les sciences participatives pour les années 2016 et 2017.

Exemple d’informations collectées via les observations et les photos : guépard femelle HNP013 – jeune, avec sa première portée de trois petits en 2014 et sa seconde portée de cinq petits en 2016.

Participer

à la formation d’étudiants zimbabwéens en écologie et conservation de la grande faune par le biais de stages au sein du projet.

Faire l'inventaire

de la population de guépards au Zimbabwe, déterminer leur nombre et leur répartition spatiale.

Sensibiliser

les populations locales, dans les villages et au sein des écoles, à la conservation du guépard, ainsi que des autres grands carnivores.

U

Enquêter

sur le conflit entre le guépard et les activités humaines, et proposer des méthodes de résolution de conflit le cas échéant. Identifier les principales menaces qui pèsent sur la conservation de l’espèce dans ce pays.

Responsable de projet: Esther van der Meer, directrice de Cheetah Conservation Project Zimbabwe (CCPZ) cheetahzimbabwe

Coordinateur HISA: William Crosmary.

Esther avec un employé de ZPMWA étudiant les résultats d’une enquête menée sur le terrain sur la présence de guépards.

Les membres du projet CCPZ parcourent le Zimbabwe, à la rencontre des communautés humaines, pour recueillir des informations sur la présence du guépard, et pour évaluer son implication dans des conflits avec les activités humaines.

Le projet CCPZ consacre une partie de son temps à présenter le guépard dans les écoles et dans les villages. La plupart des élèves, mais aussi les adultes, ne connaissent que très peu l’espèce.

Le guépard a disparu de 77% de sa répartition historique en Afrique. Aujourd’hui, il reste moins de 10 000 adultes à l’état sauvage. Le Zimbabwe est l’un des rares pays de l’aire de répartition de l’espèce. l’Autorité des Parcs et de la gestion de la faune du Zimbabwe s’inquiète de sa survie dans le pays, et élabore un plan d’action national pour la conserver.

Malheureusement il manque cruellement d’information sur l’état de la population de guépards au Zimbabwe, sur le nombre d’individus et sur leur répartition. De plus, on en sait peu sur les menaces qui pèsent sur eux, notamment s’ils sont en conflit avec les activités humaines.

C’est là qu’intervient le projet Cheetah Conservation Project Zimbabwe (CCPZ) créé en 2012 par le Dr. Esther van der Meer. Son mandat, avec l’aide aujourd’hui d’HISA, est de coordonner un grand inventaire national de la population de guépards, ainsi que d’autres carnivores. Cet inventaire consiste en l’établissement d’une base de données faite de photographies de guépards, de rapports d’observations, et de témoignages de villageois, de touristes, ou encore d’agents de la faune. Ces derniers aident aussi à déterminer si, et où, l’espèce est impliquée dans des conflits avec les populations humaines locales. Le cas échéant, cela permet d’identifier où l’effort de sensibilisation à la conservation du guépard, et de résolution du conflit, doit être mis.

La forme et la distribution des tâches noires du pelage sont propres à chaque guépard. Ceci permet, à l’instar de nos empreintes digitales, de reconnaître chaque individu. Ainsi, la banque de photos du projet CCPZ constitue un véritable recensement de la population de guépard au Zimbabwe.

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