Urgences Sauvetages

Haut lieu de l’observation de la faune sauvage en liberté et reconnue pour ses recherches scientifiques (étude du lion dans le Serengeti avec Craig Paker, 60 ans de suivi des chimpanzés à Gombe par le docteur Jane Goodall), la Tanzanie accuse pourtant un retard majeur en matière de sauvetage d’animaux.

Des millions de dollars sont investis pour contrer les problèmes liés au braconnage, au trafic d’espèces menacées, aux conflits hommes-faune sauvage, mais il n’y a aucun financement pour construire des sanctuaires d’accueil de la faune en détresse et instaurer un mouvement de respect du vivant. Deux équipes (Kilimanjaro Animal Crew et Every Living Thing) situées dans la région d’Arusha et de Dar es Salaam tentent toutefois d’amorcer un changement dans les mentalités, en sensibilisant les autorités tanzaniennes, au respect des animaux en tant qu’individu,  et en montrant que leurs structures d’accueil pour animaux sauvages et domestiques sont les solutions les plus appropriées aux besoin des animaux sauvages en détresse dans le pays.

EN TANZANIE, LES ZOOS SONT LES SEULS LIEUX DE DÉTENTION D’ANIMAUX SAUVAGES EN SITUATION IRRÉGULIÈRE. 

Dans ces lieux, les conditions de détention y sont très loin des standards actuels de bien‐être. Ils sont délabrés, dangereux pour la faune et pour les visiteurs. Aucun organisme ne surveille les animaux, dont la vie, la reproduction et la mort sont entre les mains de marchands d’animaux sans considération pour leur bien-être. Capturés dans la nature, issus de conflits avec des villageois, la plupart des animaux enfermés dans les zoos tanzaniens ont connu la vie sauvage. Les propriétaires annoncent fièrement sur leur brochure, leur provenance et leur appartenance au monde sauvage.

En mission d’investigation dans les zoos, nous avons tourné des images afin d’alerter les autorités tanzaniennes. Ce film a permis d’avancer sur la question du bien-être animal dans les zoos à leurs côtés.

Pour faire face à ce constat,

s’unit aujourd’hui à EVERY LIVING THING et MAKOA, pour construire UN NOUVEAU MODÈLE DE CENTRE DE SAUVEGARDE, afin d’accueillir et de réhabiliter si possible les animaux sauvages blessés ou détenus dans de mauvaises conditions et de changer les lois et les mentalités à l’égard des animaux en Tanzanie.

Nos trois premières urgences

De nombreux animaux attendent chaque jour d’être sauvés des conditions déplorables dans lesquelles ils tentent de survivre… Seulement, le manque cruel de moyens est un frein à la libération de ces animaux captifs et à tous ceux qui se trouvent en situation de détresse dans le pays. Ainsi, dans un premier temps HISA, EVERY LIVING THING ET MAKOA, répondent aux trois premiers cas qui leur a semblé les plus urgents :

 

MAKOA, C’EST 70 HA DE TERRE DISPONIBLE !

Pourtant les financement manquent pour construire des enclos adaptés à leurs pensionnaires. C’est notamment le cas pour Jack,  un jeune guépard retrouvé dans une zone privée à Namalok (Tanzanie), qui vit aujourd’hui confiné dans un enclos de quelques mètres carrés…

Affamé, blessé par des flèches et présentant de nombreuses fractures, Jack devait s’approcher trop près des zones villageoises. Trop faible pour être anesthésié, il a d’abord été nourri trois jours sur place avant d’être transporté dans le refuge par les deux vétérinaires du Kilimanjaro Animal crew avec des officiers des parcs nationaux de Tanzanie. 

Jack ne peut pas retourner à la vie sauvage pour l’instant. Il doit d’abord se remettre de ses blessures, reconstruire sa musculature, mise à mal par des mois de captivité forcée.

NOUS DESIRONS LUI CONSTRUIRE UNE « SAVANE DE TRANSITION ». UN VASTE ENCLOS, OU BARBARA, COMPORTEMENTALISTE ANIMALIERE, FERA TOUT POUR LUI REAPPRENDRE A CHASSER ET POURQUOI PAS LE RELÂCHER DANS LA NATURE UN JOUR.
DE NOMBREUX PRIMATES, VICTIMES DE MALTRAITANCES, DE TRAFIC, OU DE CONFLITS AVEC L’HOMME, ATTENDENT EUX AUSSI DE RECOUVRIR LA LIBERTE.

Pour cela, il est nécessaire de construire des enclos suffisamment grands et adaptés à leur besoins, afin d’espérer les réhabiliter au monde sauvage.

C’est la cas notamment de Matze, un babouin qui vit à MAKOA depuis l’âge de trois mois. Une famille qui l’a trouvé accroché à sa mère assassinée, a décidé de le garder, sans prendre conscience des conséquences d’une telle adoption… Lorsque la mère de famille est tombée enceinte, les médecins lui ont recommandé de ne pas garder le petit babouin. Seulement, il était trop tard pour relâcher Matze, déjà trop imprégné des humains. Il est alors arrivé à la ferme, et a vécu jusqu’à ses 2 ans avec d’autres singes dans un grand enclos, jusqu’à ce qu’il ne devienne trop grand et dangereux. Depuis janvier 2018, faute de financement, Matze vit confiné dans une chambre d’observation, et semble de plus en plus dépressif…

UN PLUS GRAND ENCLOS PERMETTRAIT DE RÉADAPTER PEU A PEU MATZE A LA VIE SAUVAGE, ET PAR LA SUITE RECUEILLIR D’AUTRES BABOUINS, AFIN DE LES RELÂCHER TOUS ENSEMBLE QUAND LE MOMENT SERA VENU.
DAR ES SALAAM EST UNE PLAQUE TOURNANTE DU COMMERCE ILLEGAL DE PERROQUETS GRIS DU GABON. 

Le gouvernement tanzanien en récupère en permanence, suite au démantèlement des filières, mais ne dispose pas des volières nécessaires pour les accueillir correctement. Les rangers gardent ces oiseaux dans des cages insalubres. Stressés et sous-nutris, les perroquets meurent ou sont revendus.

Depuis 1975, plus de 3,5 millions de perroquets ont été capturés à l’état sauvage afin d’être vendus dans le commerce. Malheureusement, le commerce international est souvent utilisé comme couverture pour le trafic. Des espèces emblématiques, telles que le perroquet gris du Gabon sont donc aujourd’hui en voie d’extinction dans la nature à cause du piègeage et de la dégradation de son habitat.

DANS CERTAINES PARTIES DU CONTINENT AFRICAIN, LE NOMBRE DE PERROQUETS GRIS A DIMINUÉ DE 99%.

Notre objectif est donc de mettre en place une chaîne de sauvetage (construction de volières d’accueil, quarantaine, clinique, etc.), afin de  récupérer les perroquets gris d’Afrique issus du commerce illégal, les réhabiliter à la vie sauvage et les relâcher par la suite, si possible.

Un grand merci à nos premiers donateurs pour leur participation à notre campagne de financement participatif ! Grâce à leur soutien, nous avons pu récolter 1910 €, nous permettant de construire les premières volières destinées au perroquets gris victimes du commerce illégal.

Un grand merci à :

Jean Philippe Bénier, Alexandra Maillet, Dorothée Maydieu, Nicolas Drivas, Bianca Abbandonato, Stéphanie Cassar, Léa Comte, Fabienne Desjardin, Zoé Scano, Elise Gautrin, Sophie Penaud, Marijo Darmon, Christophe Cousin, Sabine Townson, Christophe Babola, Chantal Rispal, Mathieu Berthelot, Emilia Correia, Laurence Delauneux, Jade Dauvilliers, Marie Claire Alves et Mathias Lavaux.

VOUS AUSSI VOUS SOUHAITEZ NOUS AIDER?