La forêt de Gongo:

le retour du roi.

Statut du projet : EN COURS

Principal objectif : Rewilding et reforestation, avec mise en place d’un corridor biologique pour le retour de la faune sauvage en périphérie du Parc National de Saadani, Tanzanie.

Présentation des acteurs locaux partenaires : Costa Coucoulis, fondateur de l’association Saving Africa’s Nature (SANA) en charge du développement communautaire et des alternatives à la déforestation de la forêt de Gongo.

Communauté locale du village de Gongo.

Equipe d’HISA : 

– Gestion de projet : Perrine Crosmary et Margaux Babola.

– Volontaire : Lucas Mestre en charge des protocoles de suivi des populations de Colobes de Guéréza (Colobus guereza) et des enquêtes auprès des villageois de la communauté vivant aux abords de la forêt. 

 

 

 

 

Champs de maïs ayant remplacé des parcelles de la forêt de Gongo, autrefois peuplée par des lions et autres animaux sauvages.

 

 

 

 

 Secteur autour du village de Gongo après coupe du bois.

 

 

 

 

Carte de la zone où mettre en place le corridor biologique.

Nos actions locales :

  • Evaluation des dégâts causés par les animaux sauvages sur les récoltes / collecte de données sur les conflits hommes-faune (enquêtes auprès des villageois).
  • Tracking et relevés de tout les signes de présence de la faune sur le secteur dédié au futur corridor.

Perspectives 2019-2020 :

Octobre-Novembre 2019 :
  • Étude de faisabilité pour la protection des cultures contre les animaux sauvages. 
  • Détermination des zones défrichées à acheter pour reforester et permettre le passage des animaux. 
  • Pause de caméra-trap pour l’identification des espèces présentes sur la zone du futur corridor.

Le village de Gongo :

Le village compte aujourd’hui 2000 habitants composés principalement de famille d’agriculteurs qui cultivent l’ananas, la noix de coco, maïs, etc.). 
Grâce à l’implication de Costa Coucoulis depuis des années auprès des habitants, de l’aide substantielle de son association pour l’amélioration des conditions de vie des communautés (création d’une école, dispensaire, création d’emplois directes et attraction touristique sur le site de Miseni), les communautés ont pris conscience de l’intérêt de conserver la forêt et sa faune.

 

La résultante des efforts sur place est le retour des populations d’éléphants depuis 2 ans !

Seulement, leur retour n’est pas sans conséquences pour l’activité agricole de la communauté. En effet, les pertes liées à leur retour dans les cultures et les champs des habitants est particulièrement importante, d’après les données récoltés auprès des villageois, par notre volontaire sur place : Lucas Mestre.
Pour parvenir à trouver une solution de coexistence, permettant de concilier l’activité de la communauté et le retour des éléphants, HISA a alors proposé son aide afin de trouver des solutions permettant d’atténuer, voir empêcher la destruction des cultures par les éléphants et autres espèces présentes sur le site (babouins, potamochères, etc.). Nos initiatives entreront dans le cadre du programme « Encosh » de partage de solutions pour améliorer la coexistence hommes-animaux sauvages.
Nous débuterons nos actions de protection des cultures et des aménagements appropriés, en avril/mai 2020.
Après les enquêtes de terrain effectuées en juin 2019 et l’étude de faisabilité que nous réaliserons en octobre et novembre prochain, nous serons en mesure de mettre en place un programme complet destiné à la protection des cultures, et de la faune.
Suite à cette étude nous réaliserons une levée de fonds, puis mettrons en place les solutions dès le mois d’avril 2020, avant la prochaine saison des pluies, période pendant laquelle les conflits hommes-faune sont les plus intenses.

Le retour du roi:

Depuis les efforts mis en place par les autorités des parcs tanzaniens contre le braconnage d’éléphants au niveau national, ainsi que les efforts de notre partenaire local SANA, dirigé par Costa Coucoulis, les éléphants sont de retour en périphérie du parc. C’est pour Costa Coucoulis un premier succès, car ces derniers avaient fui le secteur de Gongo depuis des années !
“Les buffles sont aussi de retour ainsi que le léopard qui chasse autour de l’écolodge de Miseni. En protégeant la forêt, et en créant un attrait positif autour de la faune sauvage, les villageois se disent prêt à continuer à œuvrer pour leur retour et leur sécurité dans la forêt de Gongo. »

« Il y a 15 ans on entendait rugir le lion là où, aujourd’hui, la forêt a été remplacée par des champs de maïs. J’ai bon espoir de l’entendre rugir de nouveau car de nombreux propriétaires de champs sont à prêt à les céder pour replanter des arbres.”

Costa Coucoulis